Courriel poétique #9

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Jour 9

Le poème de Carl Norac en écho à l'illustration de Susanne Janssen
 

Nous irons plus loin. Nous parlerons plus près. Nous apprendrons la langue des autres.
Nous dirons : "Nous sommes d'ici !", partout où nous nous poserons.
Nous serons femmes, hommes, nous serons gorilles, oiseaux.
Nous serons feuille qui traverse la route ou caresse le soleil.
Notre drapeau ? L'horizon du matin ou celui qui se couche.
Nous irons plus loin. Nous nous parlerons de plus près.
Nous serons passantes ou passants d'une planète qui se laisse traverser, lentement, par les paysages.

 

 
 
 
=> Rendez-vous demain pour découvrir le poème de Carl Norac
en écho à l'illustration de Cécile Gambini
 
 

Carl Norac
Editions A pas de loups
- avec l’aimable autorisation du poète et de l’éditrice -

 
 
PhotoPoème#7, Le poème inédit pour le Printemps des Poètes

En raison de la situation sanitaire exceptionnelle et en particulier de la fermeture des établissements scolaires,
PhotoPoème#7
se poursuit au-delà des dates prévues
 
Carl Norac - Petit poème pour y aller
Un poème, parfois, ce n'est pas grand-chose.
Un insecte sur ta peau
dont tu écoutes la musique des pattes.
La sirène d'un bateau suivie
par des oiseaux ou un pli de vagues.
Un arbre un peu tordu qui te parle pourtant du soleil.
Ou souviens-toi, ces mots tracés sur un mur de ta rue : 
"Sois libre et ne te tais pas !"
Un poème parfois, ce n'est pas grand-chose.
Pas une longue chanson
mais assez de musique pour partir
En promenade ou sur une étoile,
à vue de rêve ou de passant.
C'est un aller qui part sans son retour
Pour voir de quoi le monde est fait.
C'est le sourire des inconnus
Au coin d'une heure, d'une avenue.
Au fond, un poème, c'est souvent ça,
De simples regards, des mouvements de lèvres, 
la façon dont tu peux caresser une aile, 
une peau, une carapace,
dont tu salues encore ce bateau qui ouvre à peine les yeux,
dont tu peux tendre une main ou une banderole,
(Rendez-vous demain pour la suite...)